En colorimétrie, vous êtes généralement classé Printemps, Été, Automne ou Hiver. Le protocole le plus fiable reste simple : bijoux, veines, drapage, lumière naturelle. Testez-vous avec la méthode détaillée ci-dessous pour confirmer votre saison.
En bref:
- Un test manuel avec bijoux, veines, drapage et contraste d'intensité en lumière naturelle permet de déterminer sa saison de colorimétrie.
- La méthode des 12 saisons affine la classification en ajoutant des nuances de sous-types pour un maquillage et une garde-robe plus précis.
- Tester dans une lumière artificielle ou avec des vêtements près du visage peut fausser le diagnostic et doit être évité.
- La palette de couleurs se distingue par des teintes chaudes, froides, claires ou profondes selon la saison identifiée, facilitant choix vestimentaires et maquillage.
- La combinaison d’un test manuel avec une visualisation numérique via une application comme MyTenue optimise la cohérence des résultats.
Table des matières
- Température, valeur et saturation : les trois axes à connaître
- 12 saisons : ce que la subdivision apporte concrètement
- Protocole pratique : testez votre saison chez vous
- Palettes types par saison et nuances à essayer
- Pièges courants qui faussent le diagnostic
- De la théorie à la tenue : visualiser sa palette avec l'IA
- La colorimétrie comme outil, jamais comme carcan
- Questions fréquentes
- Sources
Température, valeur et saturation : les trois axes à connaître
La colorimétrie vestimentaire repose sur trois critères, selon Wikipédia : température, valeur et saturation.
La température désigne le sous-ton chaud ou froid de la peau. Un sous-ton chaud tire vers le doré, le pêche ou l'ivoire. Un sous-ton froid tire vers le rose, le bleuté ou le porcelaine.
La valeur mesure la clarté ou la profondeur générale du teint, des cheveux et des yeux : un visage clair contraste peu avec son environnement, un visage profond supporte des couleurs sombres sans s'effacer.
La saturation, ou intensité, oppose les couleurs vives aux teintes douces et désaturées. Un teint vif se marie bien avec des couleurs franches, un teint doux préfère des nuances atténuées.
Ces trois axes se combinent pour former les quatre saisons : le Printemps est chaud, clair et vif ; l'Été est froid, clair et doux ; l'Automne est chaud, profond et doux ; l'Hiver est froid, profond et vif. L'objectif reste toujours le même : choisir des couleurs qui harmonisent le visage plutôt que de l'écraser.

12 saisons : ce que la subdivision apporte concrètement
La méthode des 12 saisons part du même socle, mais ajoute un curseur de précision à chaque profil.
Un Printemps chaud et vif n'a pas forcément la même palette qu'un Printemps clair et lumineux : le premier supporte des couleurs plus saturées, le second a besoin de teintes légères pour ne pas être écrasé. De même, un Hiver profond diffère d'un Hiver clair, qui se rapproche presque d'un Été par la luminosité de son teint malgré un sous-ton froid commun.
Cette finesse devient utile pour un maquillage très ciblé ou une garde-robe construite au détail près. Pour un usage quotidien, les quatre saisons suffisent souvent à orienter les bons choix de couleurs sans complexité inutile. Un diagnostic professionnel, avec cape de neutralisation et drapage encadré, aide à trancher quand votre profil semble se situer entre deux cases, comme le pratiquent les consultations décrites par l'IED. L'auto-diagnostic convient très bien pour une première orientation.
Protocole pratique : testez votre saison chez vous
Avant de commencer, installez-vous près d'une fenêtre, en lumière naturelle indirecte, sans maquillage et cheveux attachés en arrière. Ce cadre évite les biais qui faussent le résultat, comme le recommande la méthode du centre epm de Stanford.
- Test des bijoux : posez un bijou doré puis un bijou argenté près de votre visage. L'or qui réchauffe le teint indique un sous-ton chaud, l'argent qui l'éclaircit indique un sous-ton froid.
- Test des veines : observez l'intérieur de votre poignet en lumière naturelle. Des veines vertes signalent un sous-ton chaud, des veines bleues un sous-ton froid, sachant que ce test seul reste approximatif et doit être confirmé par les autres.
- Drapage : tenez successivement un tissu chaud (corail, camel) puis un tissu froid (bleu glacé, fuchsia) sous le visage. Observez si le teint s'éclaircit et s'unifie, ou si des cernes et rougeurs apparaissent.
- Test d'intensité : comparez un tissu vif et saturé à un tissu doux et désaturé. Votre visage semble-t-il plus reposé avec la version franche ou la version atténuée ?
La méthode de référence insiste sur ce point : comparer des extrêmes opposés, chaud contre froid, vif contre doux, est la meilleure façon de trancher un sous-ton ambigu, car l'écart devient visible d'un coup d'œil.
En cas d'hésitation entre deux saisons voisines, retenez celle qui revient le plus souvent dans vos tests et affinez ensuite avec un sous-type des 12 saisons si besoin.
Conseil de pro : prenez une photo avant et après chaque test, sans filtre, pour comparer les résultats côte à côte plutôt que de vous fier à votre seule impression dans le miroir.
Palettes types par saison et nuances à essayer
Chaque saison dispose d'une palette reconnaissable, utile aussi bien pour les hauts que pour le maquillage ou les bijoux, selon la classification de Stanford.
- Printemps : corail, pêche, crème chaude, vert pomme, turquoise clair, jaune doré. Le Printemps lumineux pousse vers des teintes plus claires et éclatantes, le Printemps chaud vers des tons plus riches.
- Été : lavande, bleu poudré, rose poudré, gris perle, bleu marine doux, prune clair. L'Été doux privilégie des nuances très atténuées, tandis que l'Été clair accepte des couleurs un peu plus lumineuses.
- Automne : rouille, kaki, moutarde, terracotta, vert olive, marron chaud. L'Automne profond va vers des teintes plus sombres et denses, l'Automne doux vers des nuances plus feutrées.
- Hiver : noir, blanc pur, bleu roi, rouge franc, violet intense, gris anthracite. L'Hiver clair garde une certaine luminosité malgré le sous-ton froid, l'Hiver profond assume des contrastes très marqués.
Pour le maquillage, cette même logique guide le choix des fonds de teint, des rouges à lèvres et des fards : une base trop froide sur une peau chaude grise le teint, et l'inverse crée un effet jaunâtre peu flatteur.
Pièges courants qui faussent le diagnostic
Plusieurs erreurs reviennent souvent et brouillent les résultats d'un auto-test.
- Lumière artificielle : les ampoules chaudes ou froides déforment la perception des couleurs, mieux vaut toujours tester en lumière naturelle indirecte.
- Maquillage résiduel : un fond de teint ou un blush, même léger, change la lecture du sous-ton naturel.
- Cheveux teints : une coloration récente peut masquer le contraste naturel entre peau, yeux et cheveux.
- Vêtements colorés près du visage : un col ou une écharpe vive modifie le reflet perçu sur la peau pendant le test.
Conseil de pro : faites valider votre résultat par une autre personne qui observe votre visage pendant les tests, un œil extérieur repère souvent un effet que vous ne voyez pas sur vous-même.
Gardez en tête que la palette reste un guide, pas une règle stricte. Une couleur hors palette se porte très bien en accessoire, en détail ou éloignée du visage, comme le rappellent les experts cités par Vogue France.
De la théorie à la tenue : visualiser sa palette avec l'IA
Une fois la saison identifiée, reste à la traduire en tenues portables. Notre application MyTenue génère des looks à partir de votre propre garde-robe grâce à une analyse IA, avec un essayage virtuel sur avatar pour voir l'effet d'une couleur avant de l'adopter. Cette approche combine le test manuel décrit plus haut avec une visualisation concrète, utile pour éviter les achats qui ne correspondent finalement pas à votre palette.

La colorimétrie comme outil, jamais comme carcan
La colorimétrie aide à comprendre pourquoi certaines couleurs flattent un visage plus que d'autres, mais elle ne devrait jamais limiter vos envies. Une palette donne un point de départ fiable, pas une liste d'interdits. Le plus efficace reste de combiner un test manuel rigoureux avec un outil numérique pour visualiser le résultat avant de se lancer, puis de garder sa liberté de porter ce qui plaît vraiment.
— Ahmed
Questions fréquentes
Comment connaître sa saison en colorimétrie ?
Observez votre sous-ton avec un test de bijoux or et argent, vérifiez la couleur de vos veines au poignet, puis comparez des tissus chauds et froids sous votre visage en lumière naturelle. La saison qui unifie le teint sans créer de cernes ni de rougeurs est généralement la bonne.
Quelle couleur correspond à chaque saison ?
Le Printemps se marie avec le corail et le vert pomme, l'Été avec la lavande et le bleu poudré, l'Automne avec la rouille et la moutarde, et l'Hiver avec le noir, le blanc pur et le bleu roi, selon la classification en quatre saisons.
Comment fonctionne la méthode des 4 saisons en colorimétrie ?
Ces trois axes définissent ensuite si vous êtes Printemps, Été, Automne ou Hiver.
Comment connaître sa colorimétrie avec un test ?
Le test le plus fiable combine plusieurs observations en lumière naturelle : bijoux, veines, drapage de tissus opposés et évaluation de l'intensité qui flatte le plus votre visage. Comparer des extrêmes chauds et froids rend la différence évidente, comme le recommandent les protocoles professionnels.
Sources
- Color Analysis Seasons - AdTech Windev (Stanford/CNC epm)
- Colour analysis: the science of colours in personal styling (IED)
- Colorimétrie vestimentaire (Wikipédia)
